VTC : pourquoi on ne peut pas le héler dans la rue
Sommaire7 sections
- 01Que veut dire VTC ?
- 02Ce qu’un VTC peut faire : prise en charge sur réservation préalable uniquement
- 03Réserver une course en VTC : application, téléphone ou contrat
- 04Devenir chauffeur VTC : permis, aptitude médicale, examen et carte
- 05Le registre VTC : qui doit s’inscrire et pourquoi
- 06Le véhicule VTC : critères légaux en 2026
- 07Les contrôles des VTC et les recours du passager
Que veut dire VTC ?
VTC est le sigle de « voiture de transport avec chauffeur », une activité de transport public de personnes encadrée par le code des transports, aux articles L3120-1 et suivants. Le terme désigne à la fois le véhicule, le chauffeur et l’entreprise qui exploite le service.
Le mot a été popularisé par la loi de 2009 sur le développement des services touristiques, qui a remplacé les anciennes « voitures de grande remise ».
Un VTC transporte des clients contre rémunération, avec un conducteur professionnel au volant. Le prix est fixé librement par l’exploitant, contrairement au taxi dont les tarifs sont réglementés. Cette liberté de prix est la première différence que le passager remarque, et nous la détaillons dans notre comparatif entre taxi et VTC.
Ce qu’un VTC peut faire : prise en charge sur réservation préalable uniquement
Un VTC ne peut prendre en charge qu’un client qui a réservé sa course à l’avance : la maraude, c’est-à-dire rouler à vide pour chercher des clients dans la rue, lui est interdite. La fiche de service-public.fr sur le VTC, vérifiée le 12 août 2026, le rappelle sans ambiguïté.
Concrètement, un chauffeur VTC ne peut pas être hélé sur le trottoir, ne peut pas se garer dans une station de taxis pour attendre un client et doit pouvoir justifier d’une réservation préalable en cas de contrôle. La réservation passe par une application, un site, un appel téléphonique ou un contrat avec une entreprise.
Le délai de réservation n’est pas fixé à une durée minimale pour le passager : commander une voiture depuis une application et monter trois minutes plus tard reste une réservation préalable. C’est le principe qui compte, pas la durée. Un VTC garé devant une gare sans client réservé, en revanche, s’expose à des sanctions.
Réserver une course en VTC : application, téléphone ou contrat
Une course de VTC se réserve par application, par téléphone ou par contrat avec une entreprise : la réservation précède toujours la prise en charge.
Avec une plateforme comme Uber, vous saisissez votre destination, l’application affiche une estimation du prix, puis vous confirmez. Le fonctionnement de ce type de service est décrit dans notre fiche sur le fonctionnement d’Uber en France. Les sociétés de VTC plus petites travaillent plutôt au téléphone ou par courriel, souvent pour des trajets vers les aéroports, des mariages ou des déplacements d’affaires.
Avant de valider, vérifiez trois points : le prix annoncé (forfait ou estimation), ce qu’il inclut (péages, bagages, attente) et les moyens de paiement acceptés. Le prix d’un VTC étant libre, deux courses identiques peuvent coûter des sommes différentes selon l’heure et la demande. À partir de 25 €, le client doit recevoir une note récapitulative avant de payer, comme le rappelle la DGCCRF.
Devenir chauffeur VTC : permis, aptitude médicale, examen et carte
Pour conduire un VTC, il faut la carte professionnelle de la préfecture : permis B ancien, aptitude médicale, casier compatible et réussite à l’examen de la chambre de métiers.
Selon cette même fiche officielle, le permis B doit être détenu depuis au moins trois ans (deux ans en conduite accompagnée). Un médecin agréé par la préfecture atteste l’aptitude, et le bulletin n°2 du casier judiciaire ne doit pas comporter certaines condamnations, notamment pour des infractions graves au code de la route. À compter du 12 août 2026, l’expérience professionnelle ne permet plus d’accéder au métier : l’examen est désormais l’unique voie d’accès.
L’examen est organisé par les chambres de métiers et de l’artisanat. Il comprend des épreuves théoriques (gestion, réglementation, sécurité routière, français et anglais) et une épreuve pratique de conduite d’environ vingt minutes. La carte professionnelle est ensuite valable cinq ans et coûte environ 60 €, selon la même fiche.
Le registre VTC : qui doit s’inscrire et pourquoi
Toute personne qui exploite une activité de VTC doit être inscrite au registre national, géré par le ministère de la Transition écologique, sous peine de poursuites pour exercice illégal de l’activité.
Le registre se consulte en ligne sur le site officiel registre VTC du ministère. Il propose une recherche simple, une recherche avancée et une recherche géographique, ce qui permet à n’importe quel passager de vérifier qu’un exploitant est bien déclaré. Le site précise aussi que le registre n’envoie jamais de facture par courriel, SMS ou courrier : toute demande de paiement de ce type est une tentative d’escroquerie.
L’inscription coûte 170 € et se renouvelle tous les cinq ans, d’après la fiche de service-public.fr. Elle suppose notamment une assurance de responsabilité civile professionnelle. Un chauffeur indépendant est lui-même exploitant, alors qu’un chauffeur salarié d’une société de VTC travaille sous l’inscription de son employeur.
Le véhicule VTC : critères légaux en 2026
Un véhicule VTC compte de 4 à 9 places conducteur compris, au moins 4 portes, 4,50 m sur 1,70 m minimum et 84 kW de puissance, avec 7 ans d’âge maximum.
Ces critères figurent dans la fiche de service-public.fr vérifiée le 12 août 2026. Les limites d’âge, de puissance et de dimensions ne s’appliquent pas aux véhicules hybrides et électriques, ce qui explique le succès de ces motorisations chez les chauffeurs. Le véhicule porte la vignette rouge, collée en bas à gauche du pare-brise avant et en bas à droite de la lunette arrière.
| Critère | Valeur pour un VTC à 4 roues |
|---|---|
| Nombre de places | 4 à 9, conducteur compris |
| Âge maximal | 7 ans (sauf hybride ou électrique) |
| Portes | 4 minimum |
| Dimensions minimales | 4,50 m sur 1,70 m (sauf hybride ou électrique) |
| Puissance minimale | 84 kW (sauf hybride ou électrique) |
| Signalétique | Vignette rouge sur le pare-brise et la lunette arrière |
Les contrôles des VTC et les recours du passager
Les forces de l’ordre, la DGCCRF (prix et information du client) et l’administration du registre contrôlent les VTC, tandis que la préfecture délivre la carte et peut la retirer.
En pratique, un contrôle sur route vérifie la carte professionnelle, la vignette, l’inscription au registre et la réservation. Le client qui constate un prix différent de celui annoncé, une absence de note ou une conduite dangereuse peut commencer par écrire à l’exploitant, puis signaler le problème sur la plateforme SignalConso de l’État. Pour un litige de consommation non résolu, le médiateur de la consommation auquel l’exploitant est rattaché reste la dernière étape avant le tribunal.
Un conseil pour les futurs chauffeurs : avant d’acheter un véhicule ou de créer votre structure, contactez la chambre de métiers de votre département et la préfecture. Les formalités évoluent, comme l’a montré la réforme d’août 2026, et le seul texte qui fait foi est celui qu’ils vous remettent. Pour comparer l’activité avec celle des taxis, consultez notre dossier sur le métier et les règles du taxi.
Un VTC peut-il circuler dans les couloirs de bus ?
En règle générale, ces voies sont ouvertes aux taxis et pas aux VTC, mais des arrêtés locaux peuvent prévoir des exceptions. Renseignez-vous auprès de la mairie ou de la préfecture de votre ville.
Le prix d’un VTC est-il réglementé ?
Le prix est librement fixé par l’exploitant, d’après la DGCCRF. Une note récapitulative doit être remise avant le paiement dès 25 €, et l’exploitant doit informer le client du prix avant la course.
Peut-on vérifier qu’un chauffeur est bien déclaré ?
Il suffit de rechercher l’exploitant sur le site du registre VTC, puis de contrôler la vignette rouge ainsi que la carte professionnelle affichée sur le pare-brise.
Cet article vous a-t-il été utile ?
Soyez le premier à donner votre avis.
Résumer cet article avec :
Partager :
