Registre VTC : 170 € d’inscription, valable 5 ans
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Qu’est-ce que le registre des VTC, et à quoi sert-il ?
Le registre des VTC, appelé REVTC, est tenu par le ministère de la Transition écologique et recense chaque exploitant autorisé à proposer des courses avec chauffeur sur réservation préalable. Sans inscription, l’activité est illégale.
Le portail officiel permet aux exploitants de s’inscrire, de mettre à jour leur dossier et de le renouveler. Il propose aussi une recherche simple, une recherche avancée et une recherche géographique. Un chauffeur indépendant n’a pas à chercher plus loin : en micro-entreprise ou en société, il est lui-même l’exploitant et s’inscrit donc en son nom. Pour situer le métier avant les démarches, la définition d’un VTC et de son cadre légal pose les bases.
Exploitant, véhicule, conducteur : ce qui doit être déclaré
L’exploitant doit être inscrit pour exercer, et ses véhicules comme ses conducteurs doivent figurer dans son dossier. Depuis le 27 juin 2026, il déclare aussi le nom de ses chauffeurs, leur numéro de carte professionnelle et les plaques d’immatriculation utilisées.
L’obligation vient du code des transports. Elle ne remplace pas la carte professionnelle : celle-ci est délivrée par la préfecture après la réussite à l’examen, elle se renouvelle tous les cinq ans et le registre ne la délivre pas. Les deux documents sont nécessaires, la carte pour la personne qui conduit, l’inscription pour l’entreprise qui exploite. Au bout de cinq ans, la carte se renouvelle après un stage de formation continue de 14 heures (deux jours), pour environ 60 € selon service-public au 12 août 2026. Un chauffeur salarié n’a pas d’inscription personnelle à faire, mais son employeur doit l’avoir déclaré.
Tout changement de conducteur ou de véhicule se déclare dans le dossier de l’exploitant. Pensez aussi au renouvellement de la carte professionnelle, valable cinq ans.
Le véhicule porte ensuite une vignette rouge collée sur le pare-brise, pour environ 35 € selon service-public au 12 août 2026. Une vignette provisoire, valable 30 jours au maximum, peut être délivrée en attendant la définitive.
Inscription au registre : étapes, pièces et frais
L’inscription se fait en ligne et coûte 170 € (service-public, vérifié le 12 août 2026), avec une attestation d’assurance, une preuve d’immatriculation de l’entreprise, la carte grise et la carte professionnelle.
Il faut d’abord immatriculer l’entreprise, puis réunir le dossier. Pour une première inscription, service-public demande une attestation d’assurance de responsabilité civile professionnelle, un justificatif d’immatriculation de l’entreprise (numéro Siren ou extrait Kbis), la copie de la carte grise, la copie de la carte professionnelle VTC et, si le véhicule n’appartient pas à l’exploitant, un justificatif de garantie financière de 1 500 € par véhicule utilisé régulièrement. Cette garantie n’est pas demandée si vous êtes propriétaire, ni en cas de location de plus de six mois.
Le coût de départ dépend de la situation du véhicule. Un exploitant propriétaire de sa voiture, ou qui la loue plus de six mois, évite la garantie financière ; celui qui roule dans un véhicule prêté ou loué moins longtemps doit la fournir, à raison de 1 500 € par véhicule utilisé régulièrement. Cette garantie s’ajoute aux 170 € d’inscription, et l’attestation d’assurance fait partie des pièces : le contrat se souscrit donc avant le dépôt du dossier.
| Poste | Montant ou durée | Date de la source |
|---|---|---|
| Inscription au registre | 170 €, valable 5 ans | 12 août 2026 |
| Vignette VTC (voiture) | environ 35 € | 12 août 2026 |
| Carte professionnelle VTC | environ 60 €, valable 5 ans | 12 août 2026 |
| Garantie financière | 1 500 € par véhicule non possédé ni loué plus de 6 mois | 12 août 2026 |
Comment vérifier qu’un chauffeur VTC est en règle ?
Un passager peut contrôler la carte professionnelle sur le pare-brise, la vignette rouge à l’avant et à l’arrière, et l’existence d’une réservation préalable, sans laquelle aucun VTC ne peut prendre un client.
La carte est vérifiable en ligne : tous les chauffeurs titulaires sont inscrits d’office sur le service de contrôle du portail Cerbère, que clients et plateformes peuvent interroger pour savoir si une carte est valide. Le registre propose de son côté des recherches publiques sur les exploitants. Une inscription valide au nom de l’exploitant ne dit rien de l’état de la carte du conducteur au volant, d’où l’intérêt de regarder aussi la carte affichée. Si le véhicule n’est pas celui annoncé par l’application, ne montez pas. Un faux VTC ou un chauffeur qui prend un client dans la rue peut être signalé sur signal.conso.gouv.fr, avec l’immatriculation ou le nom du conducteur. Cette interdiction de la maraude est ce qui sépare le VTC du taxi, seul autorisé à être hélé.
Renouvellement, radiation et sanctions
L’inscription dure cinq ans et se renouvelle à l’échéance. Exercer sans inscription expose à trois ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende pour une personne physique.
Ces peines, renforcées depuis le 27 juin 2026, s’élèvent à 225 000 € pour une société. Le juge peut y ajouter une suspension du permis jusqu’à cinq ans, l’immobilisation ou la confiscation du véhicule et une interdiction de paraître dans les gares et aéroports. Un changement d’adresse ou l’arrêt de l’activité se signale dans un délai de trois mois selon service-public. Dans le doute, déclarez tout de suite. Quant à la carte, détenir une carte non valide coûte 1 500 € d’amende. Pour un passager, ces sanctions expliquent pourquoi un VTC en règle montre sans réticence sa carte et sa vignette : l’absence de l’une ou de l’autre justifie de renoncer à la course.
La procédure complète est détaillée sur la fiche « Devenir chauffeur de VTC » de service-public et sur le portail officiel du registre. En cas de doute sur votre dossier, la préfecture et le gestionnaire du registre restent les interlocuteurs.
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