Devenir chauffeur VTC : l’examen, seule voie depuis 2026

Loutre chauffeur en costume bleu marine et casquette qui ajuste sa casquette devant une berline sombre, dossier sous le bras
Sommaire6 sections
  1. 01Les conditions pour exercer le métier de chauffeur VTC
  2. 02Peut-on encore devenir chauffeur VTC avec un an d’expérience ?
  3. 03L’examen et la carte professionnelle : épreuves, frais et délais
  4. 04Formation, statut, véhicule : les choix à faire avant la première course
  5. 05Le registre des VTC, dernière étape avant de rouler
  6. 06Combien coûte le démarrage, et que peut-on gagner ?

Les conditions pour exercer le métier de chauffeur VTC

Quatre conditions s’appliquent au 12 août 2026 (service-public) : permis B depuis trois ans (deux après une conduite accompagnée), casier compatible, avis médical favorable et réussite à l’examen.

L’avis médical vient d’un médecin agréé par la préfecture, pas de votre médecin traitant, sur le formulaire cerfa 14880. Le bulletin n° 2 du casier ne doit pas mentionner certaines condamnations : un délit routier ayant fait perdre la moitié des points du permis, la conduite sans permis ou malgré une annulation, ou une peine d’au moins six mois de prison pour vol, escroquerie, atteinte à la personne, agression sexuelle, trafic d’armes, extorsion ou stupéfiants. Le brevet de secourisme n’est plus obligatoire pour le VTC, alors qu’il reste demandé pour le taxi, même s’il demeure utile. Aucun diplôme n’est exigé.

Peut-on encore devenir chauffeur VTC avec un an d’expérience ?

Non pour toute demande de carte professionnelle déposée à partir du 12 août 2026 : l’expérience d’un an dans le transport de personnes ne suffit plus, et l’examen devient l’unique voie d’accès.

Jusqu’à cette date, l’aptitude pouvait aussi être reconnue sur une expérience professionnelle d’un an minimum comme conducteur de transport de personnes au cours des dix dernières années. Le ministère de la Transition écologique, dont le décret est paru le 11 août 2026, juge que cette voie « par équivalence » ne garantissait pas un niveau homogène et donnait lieu à de nombreuses fraudes aux justificatifs. Les cartes déjà obtenues par cette voie restent valables, et les demandes déposées avant le 12 août 2026 ne sont pas soumises à la nouvelle règle.

L’examen et la carte professionnelle : épreuves, frais et délais

L’examen coûte 241 € en 2026 : sept épreuves écrites d’admissibilité, puis une conduite d’au moins 20 minutes notée sur 20 (CMA Hauts-de-France).

L’admissibilité demande 10 sur 20 de moyenne pondérée sans note éliminatoire, puis l’admission exige 12 sur 20 à l’épreuve pratique. Après un échec à la conduite, vous gardez l’admissibilité un an et disposez de trois passages. L’inscription se fait auprès d’une chambre de métiers, qui suit un calendrier national de sessions.

Les conditions de casier et d’aptitude médicale sont vérifiées par la préfecture au moment de la demande de carte. La réussite donne une attestation, avec laquelle vous demandez la carte professionnelle en ligne. Elle coûte environ 60 €, doit être renouvelée tous les cinq ans et se place bien visible sur le pare-brise quand vous travaillez. Elle se renouvelle après un stage de formation continue de 14 heures, pour environ 60 € (service-public, 12 août 2026). Une carte non valide expose à 1 500 € d’amende.

Formation, statut, véhicule : les choix à faire avant la première course

La formation n’est pas obligatoire mais fortement recommandée : elle dure de 50 à 300 heures environ et coûte entre 400 € et 3 000 € selon service-public. Les centres agréés sont listés sur le site de la chambre de métiers de votre département.

Comparez la durée, le contenu et les résultats publiés par chaque centre avant de vous engager, et sachant que le compte personnel de formation peut financer une partie du coût. Côté statut, la micro-entreprise reste la porte d’entrée la plus simple : le plafond de chiffre d’affaires pour les prestations de services est de 83 600 € en 2026, mais elle interdit de déduire ses frais professionnels et de récupérer la TVA. Une société (EURL, SASU) permet de les déduire et offre une autre protection sociale. Votre situation personnelle ou le conseil d’un expert-comptable peut faire pencher la décision.

Le véhicule doit avoir entre quatre et neuf places chauffeur compris, quatre portes au moins et, au 12 août 2026, sept ans d’ancienneté au plus. Il doit mesurer au moins 4,50 m sur 1,70 m et développer 84 kW ou plus, ces deux dernières limites ne visant pas les hybrides et les électriques. L’assurance responsabilité civile professionnelle est obligatoire : sans elle, l’amende peut atteindre 3 750 €.

Le registre des VTC, dernière étape avant de rouler

L’inscription au registre des exploitants est obligatoire et coûte 170 € au 12 août 2026. Elle se demande en ligne une fois la carte professionnelle obtenue, car la copie de la carte fait partie des pièces.

Tout est expliqué dans notre article sur l’inscription au registre des VTC et ses pièces. Ensuite viennent la vignette rouge, environ 35 €, et l’interdiction de la maraude : un VTC ne prend un client que sur réservation préalable. Pour comprendre ce qui distingue ce métier des autres transports de personnes, reportez-vous à la définition du VTC et de son cadre légal.

Combien coûte le démarrage, et que peut-on gagner ?

Les frais obligatoires se montent à environ 506 € sans formation, et de 906 € à 3 506 € avec une formation, hors assurance, véhicule et visite médicale (montants service-public et CMA, 2026).

PosteMontantSource et date
Examen, épreuves complètes241 €CMA, tarif 2026
Carte professionnelleenviron 60 €service-public, 12 août 2026
Inscription au registre170 €service-public, 12 août 2026
Vignetteenviron 35 €service-public, 12 août 2026
Formation facultative400 € à 3 000 €service-public, 12 août 2026

Le premier total additionne 241, 60, 170 et 35 euros. Quant aux gains, aucun chiffre moyen fiable n’existe : ils dépendent des heures, de la ville et des charges. Pour un chauffeur relié à une plateforme, service-public rappelle seulement des minimums : 9 € par course, 30 € par heure travaillée et 1 € par kilomètre, commission déduite. Pour le reste, calculez votre propre point mort avec votre assurance, votre véhicule et vos cotisations.

Pour vérifier les démarches à jour, appuyez-vous sur la fiche « Devenir chauffeur de VTC » de service-public et sur la page de l’examen taxi et VTC de la CMA Hauts-de-France, qui détaille le règlement.

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